L'audace, l'énergie et la persévérance des quartiers populaires.
Je suis né à Roubaix, dans une famille modeste, dans cette ville ouvrière marquée par le déclin du textile. On y apprend tôt que rien n'est dû, que le commerce ne s'enseigne pas en école, et que l'énergie d'un quartier vaut tous les diplômes.
Mon premier métier est dans l'industrie. En 2009, je crée une entreprise dans les énergies renouvelables. Sept années pour la porter jusqu'à cent cinquante collaborateurs et un statut d'acteur de référence dans le Nord — puis le choix, à froid, de la céder.
Revenir à un instinct premier : acheter, transformer, revendre. Quelques appartements d'abord, puis la spécialisation dans ce que peu osent — les friches industrielles, les entrepôts oubliés, les bâtiments que le marché a cessé de regarder.
« On apprend tôt que rien n'est dû — et que tout se gagne. »
Spécialisée dans les friches industrielles et les actifs atypiques. Achat hors marché, repositionnement, revente par découpe — financé intégralement en fonds propres. France, Belgique, Suisse.
L'Union des Marchands de Biens, cofondée avec Hugo Legname. Une plateforme qui réunit les marchands actifs autour du sourcing et du co-investissement, pour moderniser un métier longtemps resté artisanal.
« Le membre trouve le bien, on finance, on vend vite — et tout le monde partage la marge. »
Soixante mille mètres carrés. Cent quatre-vingts logements, cent quinze cellules d'activité, trente-neuf commerces, sur trois phases. En reprenant ce site, je n'ai pas seulement signé une opération : j'ai réécrit une histoire, là où mon père a travaillé. La preuve qu'avec la bonne méthode, une friche peut redevenir un moteur.
Le Nord pour les origines, la France pour le terrain, le reste pour l'horizon.
Oser les bâtiments que le marché a abandonnés.
La vitesse comme manière d'être, pas comme effet.
L'école des quartiers populaires : rien n'est dû.